Chaque mois de novembre, des hommes ordinaires (comme vous et moi) relèvent un défi et acceptent la mission suivante : se laisser pousser la moustache pour une bonne cause. L’objectif : sensibiliser aux problèmes de santé masculine, comme le cancer de la prostate, le cancer des testicules et les troubles de la santé mentale qui peuvent en découler (dépression et suicide).
Une très belle cause, portée par la Movember Foundation, même si ses véritables origines restent, encore aujourd’hui, un peu floues.
D’où vient le mot « Movember » ?
L’expression n’est autre qu’une contraction de « mo« , abréviation du mot « moustache » en anglais australien, et de « november » (novembre en anglais).
Son origine exacte, elle, est plus disputée. J’ai eu l’occasion de creuser le sujet en préparant cet article, et voici ce qu’il en ressort vraiment.
Dès 1999, un groupe de potes d’Adelaide, en Australie, lance déjà l’idée pour rigoler : faire pousser sa moustache pendant tout le mois, « growing whiskers for whiskers« , en clin d’œil à une association locale de protection animale.
Mais la fondation telle qu’on la connaît naît vraiment en 2003, à Melbourne. Une trentaine d’amis se laissent pousser la moustache, juste pour le look « vintage« .
Rien de caritatif, à l’origine, seulement l’envie de se marrer entre potes.
C’est en 2004 qu’ils décident de donner un vrai sens à leur moustache, en s’associant à la lutte contre le cancer de la prostate. 450 participants répondent à l’appel et récoltent près de 40 000 dollars pour la Prostate Cancer Foundation of Australia, le plus gros don que l’association ait jamais reçu à l’époque.
À partir de là, le mouvement grandit très vite. Dès 2007, il s’exporte en Irlande, au Canada, en Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
En 2012, l’événement rassemble déjà plus d’un million de participants dans le monde, et entre dans le top 100 des ONG mondiales.
L’autre histoire, celle de 1999, remonte donc aussi à l’Australie (un pays qui fabrique par ailleurs de très bonnes huiles de barbe). Les deux récits coexistent aujourd’hui, et la fondation elle-même reconnaît volontiers cette double filiation.
Quoi qu’il en soit, le succès est indéniable. Depuis sa création, la fondation a récolté plus de 1,8 milliard de dollars australiens, au travers de plus de 20 pays participants.
En France, le mouvement a lui aussi pris de l’ampleur ces dernières années, porté par des associations, des entreprises et de plus en plus de particuliers qui se lancent le défi chaque novembre.

Movember, comment ça marche ?
Le principe de Movember, c’est de se laisser pousser la moustache pendant tout le mois de novembre pour une bonne cause.
Le 1er novembre, vous devez donc vous raser entièrement. Et de près. Et pour cela, rien de mieux que d’aller consulter les conseils de Filslade pour un rasage à l’ancienne, et avec de bons produits, la plupart du temps entièrement naturels.
Et ensuite ? Ensuite, vous vous laissez pousser la moustache pendant tout le mois de novembre, sans la tailler. Vous devez, par contre, vous raser le reste du visage. Il ne doit rester que la moustache.
Malheureusement non, les barbes ne sont pas acceptées.
Une fois le mois passé, libre à vous de garder votre moustache, de la coiffer avec un peu de cire, ou de tout raser à nouveau.
Les 3 grandes causes défendues par Movember
Movember ne se limite pas à un concours de moustaches. Derrière le défi, la fondation finance concrètement des programmes de recherche et de prévention autour de trois causes précises.
- Le cancer de la prostate : dépistage, accompagnement des patients, financement de la recherche.
- Le cancer des testicules : sensibilisation à l’autopalpation, diagnostic précoce, soutien aux malades.
- La santé mentale et la prévention du suicide : les hommes consultent moins et plus tard, et se suicident nettement plus souvent que les femmes dans la plupart des pays occidentaux.
C’est ce dernier point qui a pris le plus d’ampleur ces dernières années. Movember a fait de la santé mentale masculine l’un de ses combats prioritaires, avec la conviction qu’en parler plus tôt et plus simplement peut sauver des vies.
Pour donner un ordre d’idée, le cancer de la prostate est aujourd’hui le cancer le plus fréquent chez l’homme en France, avec près de 60 000 nouveaux cas chaque année selon l’Institut national du cancer. C’est en grande partie pour cette raison que Movember insiste autant sur le dépistage et le dialogue avec son médecin, dès la quarantaine.
Movember, c’est aussi s’impliquer
Inscrivez-vous sur le site de la fondation Movember, et décidez ensuite comment vous souhaitez vous impliquer.
Organisez vos propres événements, vos tombolas, prenez part à une course « Move for Movember », ou tout simplement faites un don.
Vous trouverez tous les défis et les événements proposés pour l’occasion sur le site de la fondation Movember.
Vous pouvez aussi, plus simplement, en profiter pour redonner un peu de style à votre moustache une fois novembre terminé, ou la garder toute l’année si elle vous plaît.
Petit rappel au passage : pas besoin d’attendre novembre pour s’occuper de sa santé. Si un symptôme vous inquiète ou si le moral n’est pas au rendez-vous, mieux vaut toujours en parler à son médecin ou à un proche plutôt que de laisser traîner.
Bref, participez à cette initiative devenue mondialement connue. Vous verrez, vous ne serez probablement pas le seul homme à vous laisser pousser la moustache. 😉
Questions fréquentes sur Movember
Movember est un mouvement mondial né en Australie, qui invite les hommes à se laisser pousser la moustache tout le mois de novembre. L’objectif est de récolter des fonds et de sensibiliser aux cancers de la prostate et des testicules, ainsi qu’à la santé mentale masculine.
On rase toute sa barbe le 1er novembre pour ne garder que la moustache pendant tout le mois. C’est la règle de base du défi Movember : sans ce rasage complet, il n’y a pas de vraie pousse de moustache à suivre ni à montrer.
Se raser entièrement le 1er novembre, laisser pousser uniquement la moustache sans la tailler pendant tout le mois, et s’inscrire sur le site de la fondation pour suivre sa progression et récolter des dons si on le souhaite.
Le cancer de la prostate, le cancer des testicules, et la santé mentale masculine avec la prévention du suicide. Ces trois causes concentrent l’ensemble des programmes financés par la fondation.


